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‶Concentré de Web et Coups de Gueules ″

3 nov. 2013

Un poisson mort en ligne !

Lettre aux viandars :

Une réglementation implique de connaître ce que l'on veut :


A l’heure où la FNPF va rendre sa copie après la consultation auprès de ses adhérents, pour soi-disant moderniser la pêche et, essayer d’enrayer la baisse ininterrompue des effectifs depuis cinquante ans, plusieurs doutes subsistent...

Une confusion est survenue après lecture du questionnaire de la Fédération. Entre autre, une incohérence entre les questions 7 et 9 du sondage : d'une part, manifester le désir de protection d'une espèce vulnérable, en l'occurrence Esox Lucius, et de l'autre, proposer d'ajouter un troisième triple sur les leurres, sous prétexte que, "Seule la France au niveau européen impose cette contrainte aux fabricants".
L'antinomie fait ses classes. Comment peut-on prétendre protéger une espèce en lui truffant la gueule d'hameçons ?

C'est vraiment prendre le pêcheur responsable pour une triple buse.


Un brochet, crocheté dans les branchies, un autre triple piqué dans l'ouïe et un troisième planté dans le palais ressortant par l'orbite de l'œil, non, vraiment messieurs, je vois pas comment sauver l'animal avant l'asphyxie. La séance de décrochage, dont la rime "charcutage" semble mieux appropriée, risque fort de s'éterniser avant même qu'on puisse tirer l'ultime portrait de la bestiole, roide, sanguinolente, morte dans nos bras. 

Même avec beaucoup de précautions et une dextérité chirurgicale.

La promotion du no-kill ou catch and release ne peut se faire que par un état d'esprit responsable, d'apprentissage et d'un matériel approprié; Disons tout de go, un crochet sans ardillon.
Ce serait une première mondiale messieurs, la France, le seul pays interdisant la pêche en eau douce à l'aide de trois hameçons "multitititriples". L'exemple à suivre.

En première catégorie, certaines AAPPMA ont déjà emboîté le pas sur des parcours no-kill, un seul hameçon est autorisé sur le leurre. D'ailleurs, il serait bon d'imposer la pêche à la mouche en rivière.

Cela limiterait les irréductibles de la pêche aux appâts naturels. Quoique, pour eux c'est trop tard. Depuis le temps qu'ils se shootent au jus de Lumbricina sous les ongles, ils n'ont plus que cette issue accommodante pour pêcher. Et hop, une vermée de triples, les doigts dans l'nez !

C'est dans cet esprit de confusion que, Philippe Boisson - du magazine Pêches Sportives - a rédigé un questionnaire satirique auquel vous pouvez adhérer. Si vous souhaitez manifester votre mécontentement il vous suffit de l'imprimer et de l'envoyer à :

Fédération Nationale pour la Pêche en France
A l'attention de : M. Claude Roustan
17, rue Bergère
75009 Paris

 

Darwin n'a pas fait d'émule chez les viandards :

Nous prenons souvent modèle sur la nature. Son expression brute, nette, universelle, qu'il n'est pas besoin de noms pour la reconnaitre. Un simple geste suffit, une scène de vie fondamentale, centrale. Une loi éternelle, immuable, qui veut que chacun mange chacun, que les gros mangent les petits, qui eux-mêmes se gavent de poissons fourrages...


"Triplette"


Sans limite, quitte à étouffer parfois de cette même avidité insatiable des hommes. Le sort funeste du mangeur. Quand est-il de l'humanité dans cette vaste lutte des appétits, la loi des poissons s'applique-t-elle aussi aux hommes ?

Need we say more ?


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